Conséquence d’une reprise pourtant bienvenue, les prix de l’immobilier s’envolent à Paris. Les professionnels ont noté une hausse de +7,7 % du prix du mètre carré par rapport au début de l’année 2016 et même de +49 % si l’on remonte à 2009.

L’immobilier parisien en pleine poussée de chaleur !

A Paris, l’immobilier flirte avec de nouveaux sommets. Avec une moyenne de 446.982 euros par transaction, les parisiens doivent aujourd’hui acheter des logements plus petits. Le mètre carré se négocie en effet à plus de 9.000 euros (et même près des 10.000 euros), un prix qui n’est accessible qu’à une certaine catégorie de ménages. Ce sont donc des familles aux revenus confortables qui peuvent faire le choix de rester vivre à Paris. Parmi elles, une majorité de ménages entre 30 et 40 ans et de 40 à 50 ans (respectivement 28 et 20,9 % des acheteurs). La gentrification de la capitale est donc bien en marche et les ménages modestes et classes moyennes qui l’habitaient se voient contraints de la quitter : parmi les acheteurs de biens, on ne compte plus que 6,8 % d’ouvriers et d’employés (-19 % en un an) contre 46 % de cadres et de professions libérales.

Immobilier : une hausse forte des prix qui devrait toutefois se cantonner à Paris

Mais cette tendance à la hausse semble pour le moment se cantonner à Paris. En province les prix restent plus sages malgré le beau dynamisme du marché souligné par les professionnels qui ne relève qu’une hausse de +1,5 % environ du prix du mètre carré depuis le début de l’année. Celui-ci se négocie en France, hors capitale, à 2.532 euros en moyenne, avec toutefois 13 anciennes régions plus concernées par la hausse (Alsace, Midi-Pyrénées ou Nord par exemple).

Pour l’avenir, il semble raisonnable pour certains professionnels de tabler sur une hausse totale de +10 % du prix de l’immobilier parisien en fin d’année 2017. Mais sans vraiment avoir de répercussion sur le reste de la France. Les prix semblent avoir presque atteint un maximum au-dessus duquel le pouvoir d’achat ne suivra que difficilement. Et ce, à Paris comme en province. Toutefois, en regard des taux d’intérêt toujours très intéressants pour les acquéreurs, le dynamisme du marché devrait perdurer en entrainant une hausse de 2 à 2,25 % des prix en France.

 

Publié par l’équipe éditoriale de L’immobilier 100% entre Particuliers

 

 

 

 

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