Immobilier : les acheteurs et les vendeurs sont au rendez-vous grâce à des taux de crédits relativement bas.

Les résultats des élections présidentielles n’ont pas eu de grandes conséquences sur le marché immobilier. La dernière note de conjoncture des Notaires de France montre que le nombre de ventes de logements anciens continue d’augmenter après une année 2016 particulièrement dynamique. A la fin du mois de février 2017, plus de 867 000 ventes ont été enregistrées sur les douze derniers mois.

Prix immobilier : une hausse quasi-généralisée

Dans la continuité d’une année 2016 considérée comme particulièrement dynamique par les professionnels du secteur de l’immobilier, le nombre de ventes de logements anciens continue de croître début 2017. En effet, 867 000 ventes ont été conclues, représentant une hausse de 7,7 % sur un an. A titre de comparaison, le précédent record s’élevait à 848 000 ventes sur un an, de janvier à décembre 2016. Cette importante demande s’accompagne inévitablement d’une hausse des tarifs. Les prix de l’immobilier ont ainsi progressé de 0,5 % au quatrième trimestre 2016 par rapport au trimestre précédent, et de 1,7 % sur un an, selon l’indice Notaires de France-Insee.

Si cette hausse des logements touche quasiment toutes les villes de France, des inégalités apparaissent. Alors qu’à Paris, le prix au mètre carré atteignait 8 340 euros au 31 décembre 2016 marquant une hausse de 4,4 % sur un an, en province, Bordeaux est la ville la plus impactée avec une hausse de 11,2 % du prix au mètre carré en 12 mois, pour les appartements. Elle est suivie de Clermont-Ferrand (+ 7,6 %), Strasbourg (+ 6,8 %) et Rouen (+ 6,6 %). Inversement, Bourges, Bayonne, Mulhouse et Saint-Etienne connaissent une chute des prix spectaculaire.

Le marché de l’immobilier soutenu par les taux bas

Ce dynamisme s’explique principalement par des taux de crédits très bas, 1,51 % en moyenne, toutes durées confondues en mars 2017, qui compensent encore la hausse des prix de l’immobilier. Même s’ils remontent progressivement, les taux restent donc attractifs. Les chiffres des crédits à l'habitat octroyés ont d'ailleurs battu des records en janvier et en février 2017 : 37 milliards et 32,6 milliards d'euros de crédits à l'habitat ont été octroyés par les banques. Parallèlement, l'Etat continue d’encourager le secteur avec le prêt à taux zéro (PTZ) élargi et l'avantage fiscal Pinel destiné aux investissements locatifs dans le neuf. 

Cependant, plusieurs facteurs sont susceptibles freiner la reprise du secteur. Selon les notaires, une hausse de taux excessive pourrait stopper définitivement cette euphorie. Par ailleurs, le nombre croissant des transactions pourrait également « raréfier le nombre d’acquéreurs en puissance qui auront trouvé ce qu’ils recherchaient, mais aussi de diminuer les stocks de biens à vendre ». Le marché immobilier pourrait ainsi se tendre à nouveau d’ici la fin de l’année 2017. C’est donc le bon moment pour acheter ou mettre en vente un bien immobilier.

 

Publié par Anne Maurel

 

 

 

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